Loin de considérer la tache terminée une fois ce premier don accompli, le collectionneur semble au contraire stimulé par la reconnaissance du travail réalisé. Avec une infatigable énergie et malgré de pénibles ennuis de santé, il repart à la recherche de l'objet rare, noble et beau, témoin du raffinement et de l'élégance passée, qui viendrait enrichir tel ou tel aspect de l'orfèvrerie moins bien représenté dans sa collection. C'est ainsi qu'il parvient à rassembler à nouveau un ensemble d'une importance telle qu'il fait, en 1978, l'objet d'une nouvelle donation, a l'Etat belge cette fois, donation qui comporte 446 pièces ou ensembles de pièces.

Quelle plus noble destination a donné au château de Seneffe que celle de musée d'orfèvrerie, bâtiment et collection se mettant mutuellement en valeur ? Un projet de cette ampleur, couplé à une restauration monumentale d'envergure, est une opération lente et onéreuse qu'il faut répartir sur des années. Claude Dallemagne, malheureusement miné par la maladie, n'a pu voir la réalisation du musée de l'orfèvrerie de Seneffe. Emporté le 21 février 1986, il lègue encore quelque 225 œuvres, magnifiques, qui vien­nent compléter sa précédente donation. Donation et legs, enrichis des acqui­sitions de la Communauté française, font de Seneffe le plus grand musée spécialisé en orfèvrerie de Belgique et un des plus importants en Europe.
Une si grande passion ne pouvait émaner que d'une personnalité remar­quable: déployant une énergie peu commune, constamment en alerte pour découvrir de nouveaux objets, enthousiaste, ambitieux pour sa collection, obstiné jusqu'à l'acharnement pour réaliser ses projets et convaincre qui de droit, toutes les actions entreprises par Claude Dallemagne ne poursui­vaient qu'un seul but: enrichir sa collection et faire partager par le plus grand nombre sa formidable passion. Aurait-il connu une aussi grande réussite sans l'aide constante de son épouse, Juliette Dallemagne, toujours à ses côtés, et qui maintenant encore prodigue ses judicieux conseils et dispense l'expérience et le savoir acquis dans le sillage de son mari, afin que les chefs-d’œuvre de l'orfèvrerie ancienne trouvent la meilleure disposition possible dans le château restauré ?
(Cfr. Le Château de Seneffe, Véronique Bucken, Musea Nostra, 2003)

TOILETSPIEGEL ca. 1760, Frankfurt am Main

Zilver, spiegelglas, hout en fluweel,

h. 32,5 cm, b. 25,5 cm, 1147gr.

Merken:

Op de zijkant:Stadskeur                 

Niet geïdentificeerd meestermerk (x2)

 

 

 

 

 

 

 

 

 

VIER ALTAARVAZEN, Parijs,

Jean Baptste Loir, 1700-1701,

a.  Verguld zilver, h. 19 cm, diameter 11 cm,

b. 18,5, 471 gr.

Merken: Onderaan:  Charge 1697-1704 (?)

Jaarletter, Meestermerk met de initialen IBL

 

 

 

 

Claude et Juliette DALLEMAGNE

 

  Né à Bruges en 1917, Claude Dallemagne a grandi dans un milieu très orienté vers les arts puisque son père était régisseur du théâtre de la Monnaie. Licencié en histoire de l'Université Libre de Bruxelles, il enta­me très jeune une carrière de professeur, davantage pour satisfaire aux sou­haits paternels et assurer sa subsistance que par véritable vocation. Déjà Claude Dallemagne avait trouvé ce qui allait conditionner et passionner toute son existence : la collection d'argenterie. Toutefois, il restera professeur jusqu'en 1953.

Très tôt, bien avant que l'orfèvrerie ne devienne une des valeurs mon­tantes du marché de l'art, Claude Dallemagne avait compris l'intérêt de ces objets utilitaires magnifiés par la noblesse du matériau, la beauté des formes et la maitrise de la technique. Attiré par l'œuvre qui le séduit, Claude Dallemagne cherche à en déchiffrer les secrets, à en lire les marques et poinçons et, par-là, à en dévoiler la provenance et l'auteur.

 

 

 

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